Ati okuku dé imolè (De l'invisible au visible)

image de l'oeuvre Ati okuku dé imolè (De l'invisible au visible) de  Éliane Aisso

De Éliane Aisso installation 2019

La plupart des cultures au monde ont chacune leur manière de maintenir, de se souvenir de leurs proches défunts. Plusieurs d’entre elles utilisent un objet, plus ou moins rénové par l’art ou l’artisanat comme déclencheur du souvenir. De fait, l’objet adopté devient susceptible d’empêcher les vivants de laisser la mémoire des morts tomber dans l’oubli.

La place des défunts et la façon de préserver leur souvenir est propre à chaque culture, toutefois pour plusieurs d’entre elles, cela passe par l’objet, fruit de l’art ou de l’artisanat ; l’objet devient la représentation de l’être et lui permet de demeurer en échappant au vide vertigineux de l’oubli.

Dans la tradition dahoméenne, au Bénin, la mort permet à l’individu de se fondre dans la chaîne qui relie les divinités aux vivants. Ceci n’est en réalité qu’une autre façon d’évoquer les fantômes comme étape ultime avant la réincarnation dans la tradition bouddhiste de certains pays tels que l’Inde, la Chine, le Japon ou la Corée.

Cette installation entraîne le visiteur dans l’univers saisissant des sculptures « assen », autels mobiles en fer forgé, provenant de l’ancien royaume de Danhomè auxquelles s’ajoutent les récits captivants de personnes racontant la façon dont elles souhaitent être réincarnées, mais également six photographies « témoins » qui viennent illustrer le lien entre le défunt et sa réincarnation, entre le visible et l’invisible.

Remerciements Thanks

Aux personnes qui ont contribué à la réussite de ce projet. À l’artiste Wang Bing, qui m'a suivie au cours de l'année, au directeur du Fresnoy – Studio national, Alain Fleischer et à toute son équipe.

Images de l'oeuvre

Oeuvre d' Éliane Aisso produite par Le Fresnoy :

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