Artistes professeurs invités

2017-2018

Art Orienté Objet

Duo artistique créé en 1991 à Paris, réunissant Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin. Dans une approche résolument interdisciplinaire leur propos est d’étendre sans cesse la capacité de l’art à communiquer d’une manière non verbale.

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Gao Bo

L’œuvre de Gao Bo n’a d’autre loi que celle de la recherche des moyens d’expression variés – photographie, peinture, sculpture, installation, performance, architecture... – pour dire à la fois sa passion de la création et sa hantise de la destruction, son espoir et son désespoir.

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Alain Guiraudie

Né en 1964 à Villefranche de Rouergue.
Alain Guiraudie est un véritable original, une voix sui generis dans le cinéma contemporain, qui défie radicalement les catégories. Ses films sont, entre autres choses, des dissections franches et étonnantes du désir sous toutes ses formes et ils existent dans des mondes totalement imaginaires, suspendus entre utopie et réalité. 

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Thierry Fournier

Artiste et commissaire d’exposition indépendant, né en 1960, Thierry Fournier est architecte de formation (diplômé de l’École nationale supérieure d’Architecture de Lyon). Il vit et travaille à Aubervilliers et Paris.

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2016-2017

Pascal Convert

Né en 1957, Pascal Convert est sculpteur, vidéaste, historien et écrivain. Les questions de la mémoire et de l’oubli sont au cœur de son travail. Il enseigne par ailleurs le montage et a pour partie en charge le sort de l'école d'art de Biarritz. 

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Yannick Haenel

Né le 23 septembre 1967 à Rennes
Écrivain
Professeur agrégé de Lettres Modernes en disponibilité.
A fondé et co-anime la revue de littérature Ligne de risque.
Auteur associé au Centre Dramatique National d’Orléans
Chroniqueur à Charlie Hebdo.
Ancien pensionnaire de la Villa Médicis en littérature (sept 2008-sept 2009)

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Bruno Nuytten

Né en 1945.
Section image à l'INSAS de Bruxelles. BTS image (France)
Après quelques expériences avec des cinéastes underground, chef opérateur sur de nombreux moyens et courts-métrages.
Entre 1969 et 1985 directeur de la photographie sur une trentaine de longs-métrages avec Bertrand Blier, Marguerite Duras, Benoît Jacquot, André Téchiné, Claude Miller, Alain Fleischer, Gérard Zingg, Jacques Doillon, Andrzej Zulawski, Alain Corneau, Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Claude Berri etc...

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Yann Robin

Compositeur français né en 1974.
Après des études au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris il suit le Cursus informatique de l’Ircam où il approfondit ses connaissances dans le domaine des nouvelles technologies associées au son. Après avoir achevé ses années de formations, il est reçu comme pensionnaire à l’Académie de France à Rome, Villa Médicis.

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Béla Tarr

Béla Tarr a le privilège, un peu triste, d’être le seul cinéaste hongrois contemporain dont les films franchissent régulièrement les frontières, grâce, sans doute, à leur intense splendeur visuelle. Son dernier film, Le Cheval de Turin, ne le démentit pas. Pour la première fois en France, le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective intégrale d’une quinzaine de films.

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Pablo Valbuena

Pablo Valbuena élabore des projets et une recherche artistiques centrés sur l'espace, le temps et la perception. Né en Espagne, il vit actuellement près de Toulouse.
Certains des éléments clés de son travail sont le chevauchement entre le réel et le virtuel, la création par l'observateur d'espaces mentaux, la dissolution des frontières entre la réalité et la perception, les liens entre espace et temps, l'expérience de l'observateur comme point central du travail et l'utilisation des mediums (lumière et son) comme matière première.

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2015-2016

Gérard Collin-Thiébaut

Né en 1946. Vit et travaille à Besançon et à Vuillafans, France. Depuis 1990 travaille à la réalisation d’une oeuvre totale : La Maison d’un artiste, clin d’oeil aux frères Goncourt, propriété dans laquelle il vit périodiquement. Ce lieu de monstration permanente est un ancien prieuré de capucins, entouré de hauts murs, orné d’un parc à l’anglaise, dessiné par les architectes paysagistes Brice-Michel père et fils en 1870, Gustave Courbet y passa lors de ses séjours à Ornans 1.

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Mario Côté

Artiste peintre et vidéaste, Mario Côté vit et travaille à Montréal. Depuis 1994, il enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Il est membre actif au sein du Centre de recherche en arts médiatiques Hexagram / UQAM. Initiateur de plusieurs collaborations dans le domaine de la vidéo expérimentale, il interroge la notion de « corps danseur » en collaboration avec l’artiste multidisciplinaire Françoise Sullivan et la chorégraphe Jeanne Renaud. La notion de « corps lecteur » avec plusieurs écrivains, acteurs, compositeurs et cinéastes. Il dirige les groupes de recherche : ARC_PHONO (2005-2012) et ARC_DANSE (2009-2015). Il s’intéresse aussi à la notion de traduction interdisciplinaire en peinture en transposant plusieurs pièces musicales du compositeur américain Morton Feldman. Une rétrospective de son travail pictural et vidéographique portant le titre « Tableau » (2002) a été présentée au Musée d’art de Joliette par la commissaire indépendante Nicole Gingras. Une importante exposition, « Table d’écoute » (2015), se tiendra au Musée régional de Rimouski produite par le commissaire Patrice Loubier. http://www.mario-cote.ca

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Ramy Fischler

Ramy Fischler, designer belge de 37 ans, a créé son studio de création après avoir collaboré dix ans aux côtés de Patrick Jouin, et après avoir été pensionnaire de la Villa Médicis en 2010. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle, à Paris, sa pratique du design embrasse tous les champs de la production industrielle, artistique et culturelle.

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Arnaud Petit

Compositeur, Arnaud Petit s’est intéressé et confronté à l’image sous diverses formes. En choisissant de travailler avec des films muets à la fin des années 80 à l’Ircam, il développe le pouvoir de mise en scène des images au moyen de la musique et du son. Dans l’opéra La Place de la république, créé au Centre Pompidou au début des années 90, il réalise lui-même une partie cinématographique centrale de l’opéra. Il s’est intéressé aussi au déploiement sonore et musical d’expositions (notamment « Les immatériaux », avec Jean-François Lyotard). Depuis lors, la musique orchestrale ainsi qu’électronique a tenu une place importante dans sa production. Il s’intéresse aussi au lien entre musique « populaire » et musique écrite, et pour l’explorer a créé en 2013, avec Daniel Yvinec, le Chaos orchestra. Il travaille aussi actuellement à une adaptation d’un texte de Nicolas Bouvier, intitulée Halla San, pour soprano, acteur et ensemble de percussions, qui sera créée en janvier 2016 au Théâtre de la ville / Théâtre des Abbesses, par les Percussions Claviers de Lyon. Il a obtenu plusieurs distinctions en Europe et aux Etats-Unis (Lauréat Lavoisier, Villa Médicis, McDowell Fellow, International Theatre Institute…).

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João Pedro Rodrigues

Né en 1966 à Lisbonne, João Pedro Rodrigues est un réalisateur et scénariste portugais. João Pedro Rodrigues a récemment tourné un film intitulé L’ornithologiste, dont Le Fresnoy - Studio national est coproducteur. Le réalisateur présente ce long métrage dans la note d’intention qui suit. Le Fresnoy participera également à la réalisation d’un court métrage de João Pedro Rodrigues, à l’occasion d’une rétrospective qui lui sera consacrée fin 2016 au Centre Pompidou.

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Cyril Teste

Le metteur en scène Cyril Teste fonde en 2000 le Collectif MxM qui oeuvre essentiellement autour des écritures théâtrales et numériques. Son travail a été présenté notamment dans différents festivals comme le Festival d’Avignon, le Festival Européen Temps d’Images-Arte à la Ferme du Buisson puis au CENQUATRE-Paris, le Festival CINEMED à Montpellier. Depuis 2011, Cyril Teste et le Collectif MxM développent le concept de performance filmique. Cyril Teste en a réalisé quatre. Patio – 2011, Park – 2012, Punk Rock en 2015 et Nobody, performance filmique in situ 2013 et (re)création au plateau – 2015 (coproduction Le Fresnoy).

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2014-2015

Arnaud Petit

photo

Arnaud Petit s’est intéressé, et confronté à l’image sous diverses formes, mais en tant que compositeur. En choisissant de travailler avec des films muets à la fin des années 80 à l’Ircam (« La Passion de Jeanne d’Arc », de C.T. Dreyer, « Tabou » de W. Murnau), il développe le pouvoir de mise en scène des images au moyen de la musique et du son. Dans l’opéra « La Place de la République », créé au Centre Pompidou au début des années 90, il réalise lui-même une partie cinématographique centrale de l’opéra. Le pouvoir de la musique face aux images n’est pas neutre, l’assumer au premier plan dans un cadre spectaculaire fut l’une de ses préoccupations, qui heurta très vivement alors. Depuis lors, la musique orchestrale ainsi qu’électronique a tenu une place importante de sa production, ainsi que divers opéras. « La bête dans la jungle », d’après la nouvelle éponyme d’Henry James, sera prochainement repris à l’opéra de Cologne.

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Cyril Teste

photo de Cyril Teste

Né en 1975, Cyril Teste s’intéresse aux arts plastiques avant d’être attiré par le théâtre.

Formé par la suite à l’École régionale d’acteur de Cannes, puis au CNSAD de Paris, il fonde en 2000 le Collectif MxM. Son travail a été présenté notamment dans différents festivals comme le Festival d’Avignon 58e et 65e édition, Festival Européen Temps d’Images – Arte à la Ferme du Buisson puis au CENQUATRE-Paris, Festival International du Cinéma Méditerranéen à Montpellier. Cyril Teste et le Collectif MxM (composé, selon les spectacles et les projets de comédiens, de vidéastes, d’un compositeur, d’un dramaturge, d’un cadreur et d’un éclairagiste) sont artistes associés au CENTQUATRE-Paris, au Canal-Théâtre Intercommunal de Redon, et au Lux-Scène Nationale de Valence.

Depuis 2011, Cyril Teste et le Collectif MxM travaillent sur le concept de performance filmique (tournage, montage, étalonnage et mixage en temps réel sous le regard du public). Trois performances filmiques ont ainsi été créées : Patio en 2011, Park en 2012 et Nobody en 2013.

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Manon de Boer

Manon de Boer (née en 1966 à Kodaicanal, en Inde) a poursuivi son éducation artistique à l’Akademie Van Beeldende Kunsten de Rotterdam, et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Utilisant la narration personnelle et l’interprétation musicale à la fois comme méthode et sujet, de Boer explore la relation entre le langage, le temps, et la revendication de certaines vérités pour produire une série de portraits filmés dans lesquels le support cinématographique est perpétuellement soumis à interrogations. Son œuvre a fait l’objet d’expositions internationales, notamment dans le cadre de la Biennale de Venise (2007), de la Biennale de Berlin (2008), de la Biennale de São Paulo (2010), de la documenta (2012), du Festival international d'art de Toulouse (2014), et a en outre été intégrée à la programmation de nombreux festivals de cinéma, à Hong Kong, Marseille, Rotterdam ou encore Vienne. Son œuvre a également été présentée à l’occasion d’expositions monographiques, notamment au Centre Witte de With de Rotterdam (2008), au Frankfurter Kunstverein (2008), à la London South Gallery (2010), à l’Index de Stockholm (2011), au Contemporary Art Museum of St Louis (2011), ainsi qu’au Museum of Art Philadelphia (2012) et au Van Abbe Museum d’Eindhoven (2013).

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Patrick Bailly Maître Grand

photo de Patrick Bailly Maître Grand

Après des études scientifiques (diplômé Maître es Sciences Physiques en 1969) et dix années consacrées à la peinture, Patrick Bailly-Maître-Grand travaille avec les outils photographiques depuis 1980. Ses œuvres, strictement analogiques, argentiques noir & blanc, se caractérisent par un imaginaire ludique, associé à un goût pour les technologies complexes telles que le Daguerréotype, la périphotographie, la strobophotographie, les virages chimiques, les monotypes directs, les rayogrammes et d'autres inventions de son cru.

Fuyant la notion de la perspective, ses images, bien que très sophistiquées pour leur élaboration, ont la simplification de proverbes visuels, épurés comme des haïkus.

Patrick Bailly-Maître-Grand a exposé dans le monde entier et ses œuvres sont dans les collections de musées prestigieux tels que le MoMa de New York (USA), le centre Pompidou de Paris, le Fonds national d'art contemporain, le Victoria Museum de Melbourne (Australie), le Sainsbury Center de Norwich (GB), le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, le Museet for Fotokunst d'Odense (Danemark), etc…

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Ramy Fischler

© la Jeune Rue

Ramy Fischler est un créateur industriel belge, né en Israël en 1978, et vivant depuis 1998 à Paris. Diplômé de l'Ecole Nationale de Création Industrielle (l'ENSCI-les-Ateliers), il pratique le design de manière éclectique, alternant ou associant les projets issus du monde industriel, artisanal et prospectif.

Partenaire particulier de Patrick Jouin durant près de neuf ans, il conçoit de nombreuses scénographies d'exposition -pour le Centre Pompidou, le Musée Branly ou l’Institut Tomie Ohtake au Brésil- des installations éphémères -comme Barbe Bleue pour Lille Capitale de la Culture, ou Discothèque pour les Nuits Blanches du Château de Versailles- ainsi que des d'objets et du mobilier, édités en France et à l'étranger.

Lauréat en 2010 de l’Académie de France à Rome, il initie à la Villa Medicis une recherche sur la formalisation du discours d’accueil au sein de l'institution. En explorant les inventaires depuis le XVIIe siècle jusqu’à nos jours, le designer apporte un point de vue atypique sur les relations complexes entre créateurs et pouvoir. A son retour de Rome, il crée RF studio. Ses ressentes productions investissent les champs des nouvelles technologies, des arts culinaires, des arts décoratifs, et plus globalement des arts contemporains appliqués.

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Vincent Dieutre

photo de Vincent Dieutre

Ancien élève de l’IDHEC et lauréat de la bourse « Villa Médicis Hors les Murs », Vincent Dieutre a résidé à New York et à Rome avant de se consacrer à la réalisation. Passionné par les rapports entre cinéma et art contemporain, il a tenté de les redéfinir dans ses écrits critiques (La Lettre du Cinéma, Politis, Mixt(e)), lors des cours qu’il a donné au département Cinéma de Paris VIII, à la Femis, ainsi qu’à l’occasion d’interventions dans d’autres écoles d’art, en France et à l’étranger. Il continue d’animer depuis 1997 les projections PointLignePlan à la Femis.

Depuis ses « Lettres de Berlin » (1988), Vincent Dieutre a exploré en tant que cinéaste les limites du documentaire et de l’autofiction. Ses deux premiers long-métrages « Rome désolée » (1996) et « Leçons de ténèbres » (2000), ont affirmé son cinéma à la première personne. Les Films d’Europe, son cycle de long-métrages (Leçons de Ténèbres, Mon Voyage d’Hiver) ont connu un vif succès tant critique que public. Pour la « Lucarne » d’Arte, il a réalisé en 2001 « Bonne Nouvelle », une méditation urbaine sur son quartier et pour le GREC, « Entering indifference », un manifeste artistique en forme de lettre filmée (Quinzaine des réalisateur, Cannes 2001). En 2002, L’Atelier de Création Radiophonique lui commande une première pièce sonore, « Bologna Centrale », qui, devenue film puis installation inaugure travail de plasticien qu’il continue encore aujourd’hui (dernière installation en date : Sakis : Un Tombeau) avec des performances et des Exercices d’Admirations (EA1 avec Naomi Kawase, EA2 autour de Jean Eustache, etc)

Son œuvre de cinéaste continue d’être présentée dans les grands festivals internationaux et dans les salles. Elle est d’ores et déjà entièrement disponible en DVD, et régulièrement diffusée sur Arte et sur le câble. Son film Jaurès (documentaire de création) l a remporté un Teddy Award à la Berlinale 2012 et le prix Caligari de la critique allemande. Vincent Dieutre prépare la sortie en salle d’Orlando Ferito (volet sicilien des « Films d’Europe », primé à Naples, Rome et Milan) …

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2013-2014

Jean-Claude Brisseau

photo JC BrisseauJean-Claude Brisseau, cinéphile dès l’enfance, est né le 17 juillet 1944 à Paris. Jean-Claude Brisseau s’est souvent attaqué aux tabous. Dans La Vie comme ça, son premier long métrage, il parlait de la vie dans les banlieues, dans De bruit et de fureur, il s’est intéressé à la délinquance. Dans ses trois films suivants (Choses secrètes, Les Anges exterminateurs, A l’aventure), il a pris le risque de s’approcher du plus grand des tabous : le sexe. ).

Choses secrètes, l’un de ses plus beaux films, montre comment deux jeunes filles jouent de leurs charmes comme d’une arme pour pénétrer les hautes sphères de la société et du pouvoir, dans un jeu dangereux qui se retournera contre-elles. Avec Les Anges exterminateurs (2006) il plonge dans les mystères du désir et du plaisir féminin, vécus comme une forme de mysticisme, non pas comme un provocateur mais comme un explorateur et un expérimentateur, avec la complicité de ses magnifiques jeunes comédiennes, en procédant à une audacieuse mise en abîme et un jeu de miroirs (le film met en scène un cinéaste pris au piège de son propre dispositif). ).

Le nouveau long métrage de Jean-Claude Brisseau, La Fille de nulle part, est un émouvant retour aux sources. Le film est autoproduit, interprété par Brisseau, et essentiellement tourné dans son propre appartement, un peu à la manière des films amateurs de ses débuts, et le numérique (employé pour la première fois par Brisseau) remplace le super 8. Le film fait penser à ces œuvres de cinéastes qui n’ont plus rien à prouver mais ont toujours soif d’expérimentations, comme le récent Twixt de Francis Ford Coppola. Le confinement du sujet (la relation platonique entre un vieux professeur et une jeune fille sauvage) et la modestie des moyens apparaissent, davantage qu’un aveu de résignation, comme une authentique démonstration de résistance politique et économique, un véritable manifeste de cinéma guérilla. Car tournage léger et micro budget ne signifient pas amateurisme sous la direction d’un cinéaste obsédé par le style et la forme. Chez Brisseau tout est question de mise en scène, et La Fille de nulle part est une véritable leçon de cinéma, symptomatique de la fidélité de Brisseau à certains préceptes esthétiques de la Nouvelle Vague mais aussi du cinéma américain classique (surtout Hitchcock). Si l’on retrouve les préoccupations mystiques et morales du cinéaste, avec de nouveau des incursions du côté du paranormal et du spiritisme, La Fille de nulle part s’enrichit d’une surprenante dimension émotionnelle qui le fait échapper à un simple exposé théorique).

Avec le portrait de cet homme vieillissant, misanthrope et idéaliste, Brisseau se livre à une étrange confession intime, sacrifiant pour la première fois à l’autobiographie, sans renoncer à sa passion pour le romanesque. ).

Sa propre interprétation est touchante, et il confirme sa réputation magistrale de directeur d’actrice, obtenant des merveilles de Virginie Legeay, ancienne étudiante du département scénario de La Fémis qui ne se destinait pas au métier de comédienne (malgré un petit rôle dans Les Anges exterminateurs).
Olivier Père
Directeur de l’Unité Cinéma / ARTE France
Directeur Général Délégué / ARTE France Cinéma).

Bernard Faucon

photo Bernard FauconNé en Provence en 1950, Bernard Faucon, après des études de philosophie et de théologie, fut l’un des premiers artistes à explorer l’univers de la mise en scène photographique. Son œuvre, commencée en 1976, fut volontairement interrompue en 1995, parce qu’il était convaincu que l’étape de la mise en scène avait été le chant du cygne de la photographie, le dernier stade avant le règne de l’image pure, numérique, publicitaire. Un moment où l’on croyait encore suffisamment au pouvoir de vérité de la photographie pour s’offrir le luxe de construire « des fictions vraies ».

Pendant quelques années, jusqu’en 2003, Bernard Faucon a développé l’événement « Le plus beau jour de ma jeunesse », impliquant des centaines de jeunes, dans 25 pays. Comme un sursis pour prolonger le cérémonial des mises en scène, en changeant l'objectif de mains : la fête, la jeunesse, l’innocence de l’image.

Bernard Faucon a exposé dans le monde entier, notamment chez Léo Castelli à New-York, chez Agathe Gaillard, Yvon Lambert et Vu la Galerie à Paris. Il est reconnu et très aimé au Japon et en Chine.

Robert Henke

photo Robert HenkeRobert Henke, né à Munich, en Allemagne, construit et utilise ses propres instruments. Fasciné et inspiré par les possibilités toujours plus grandes qu’offrent l'informatique et les technologies numériques, Henke explore de nouveaux territoires à la croisée de la composition musicale, de la performance et de l'installation. Parallèlement à sa fascination pour les concepts esthétiques, la création de ses propres instruments et outils est une partie importante et indissociable de sa démarche artistique.

Il s'intéresse à l'exploration des espaces, des structures, des timbres et des formes. Il travaille à partir de sons, de lumières et d'images façonnés et modulés par des effets stochastiques ou des algorithmes mathématiques pour aboutir à des textures, des répétitions et des rythmes audiovisuels complexes qui entraînent le visiteur dans des espaces spectaculaires, à la fois virtuels et réels. L'œuvre musicale ainsi créée oscille entre musique de DJ, concert en son surround, musique électronique savante, installations vidéo, art audio propre à un espace spécifique et art numérique accessible à tous.

Henke est un précurseur du son multicanal ; il utilise des méthodes et des systèmes comme la synthèse de champ d'ondes et l'ambiophonie pour créer des espaces d'immersion totale et donner à ses spectacles une tout autre dimension sonore que celle que l'on peut obtenir à la maison. L'interaction entre l'espace réel dans lequel se déroule le concert et les espaces virtuels créés par ses ordinateurs fait partie intégrante de cette expérience. Des logiciels d'architectures de code créent des architectures sonores rappelant ou contrastant avec les architectures physiques et donnent naissance à des tensions et à des résonances impressionnantes. Pour Robert Henke, l'émergence de la musique « techno » à Berlin au début des années 1990, loin de se limiter à la composition musicale, a permis d'explorer de nouveaux espaces sociaux et sonores.

Sa conception de la musique en tant qu'univers timbral et sonore et non uniquement mélodique a poussé Henke à s’orienter vers des expérimentations artistiques dans le domaine des installations sonores et audiovisuelles. L'ordinateur, cette machine capable de créer des variations infinies dans le temps, est l'instrument idéal pour ce type d'œuvres.

Depuis la réalisation de son installation « Fragile Territories », en 2012, il étudie l'utilisation des lasers comme moyen d'expression artistique. Le contraste entre un outil potentiellement très intéressant et son usage courant aussi spectaculaire que banal sur le plan visuel, est un défi de nature à intéresser cet artiste. Il met actuellement au point un concert audiovisuel dans lequel la composante visuelle est créée par des lasers.

La volonté de Henke de mêler l'art et la technologie se reflète également dans sa contribution à la création du logiciel musical « Ableton Live ». Depuis la création d'Ableton en 1999, il a participé activement au développement de « Live », qui est devenu un outil de référence dans la production de musique électronique et en a entièrement redéfini l'interprétation. Il écrit et donne des conférences sur le son et la création sonore à partir d'ordinateurs et a enseigné à l'Université des arts de Berlin et au Centre de recherche informatique sur la musique et l'acoustique de l'Université de Stanford.

Ses installations, spectacles audiovisuels et concerts basés sur Internet ont été présentés à la Tate Modern (Londres), au Centre Pompidou, au Lieu Unique (Nantes), au PS-1 (New York), au MUDAM (Luxembourg), au MAK (Vienne) et dans de très nombreux festivals.

Bertrand Lamarche

photo Bertrand Lamarche Né en 1966 à Paris où il vit et travaille, Bertrand Lamarche est artiste plasticien. Nominé au prix Marcel Duchamp en 2012, son travail a été montré dans de nombreuses institutions dont le Palais de Tokyo, le Centre Pompidou, la fondation Pierre Bergé -Yves Saint Laurent la Fondation Boghossian, le CCC de Tours, le FRAC Centre, le FRAC PACA, Le Thread Waxing Space, the Anthology Film Archives, la Biennale de Montréal, ... Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections parmi lesquelles : Le Fonds national d'art contemporain, le Centre Pompidou, le MAC/VAL, le Frac Centre, les Abattoirs de Toulouse, le musée d'art contemporain de Rochechouart, le Plateau FRAC Ile de France, le musée des Beaux-Arts de Nantes, Agnès b etc.

En ayant recours à des distorsions d’échelles spatiales ou temporelles, Bertrand Lamarche construit un ensemble d’hypothèses sculpturales à la fois extatiques et conceptuelles. Son travail s’appuie sur l’amplification et sur le potentiel spéculatif de figures qu’il convoque régulièrement dans ses travaux depuis près de 20 ans : La ville de Nancy, Kate Bush, la météorologie, les ombellifères géantes, les gyrophares, les tunnels, ou les platines-vinyles.

Une grande part de son travail se caractérise par un désir de subjectivation et d'appropriation, parfois quasi démiurgique, de ces différentes portions ou figures du réel (Le RotorThe Model). Par un travail de modélisation, l'artiste réinvestit ces figures, et développe un ensemble de propositions, parfois vertigineuses dans le sens où elles procèdent de boucles (Looping, Interview with Kate Bush), qu'elles mettent en scènes des abimes (Lobby, A Hole in the screen, la réplique, Tore), et procède d'une perte de repères spatio-temporels (Double Time House, Cosmodisco) et de distorsions d'échelles (Le terrain Ombelliférique, Vortex).

Les œuvres se caractérisent par une approche de l'atelier résolument empirique, n'utilisant pas nécessairement la mécanique ou la vidéo, et d'où le travail émerge dans son propre processus de réalisation par des phases d'expérimentation successives. Il déploie un corpus complexe et diversifié dans ses formes incluant autant des installations ( le Paratonnerre, Map), que des photographies (vue du Viaduc John Kennedy, Théorie de la jeune fille), vidéos numériques (Le Terrain Ombelliférique), des performances (Vortex), des sculptures (le Haut du lièvrela Maison Cosmique) ou des œuvre sonores (Try me).

Ses œuvres peuvent apparaitre comme les occurrences ou jalons d'une fiction/scénario plus global affirmant une perméabilité des œuvres entre elles et une forme de généalogie organique. Le travail sur le site de Nancy est à ce titre significatif par ses procédés cinématographiques rudimentaires et par l'ensemble des scenarii successifs qu'il met en place comme dans The Fog factory, Autobrouillard, Cyclocity ou Methendal…)

Thomas McIntosh

photo Thomas McIntoshThomas McIntosh, né à Londres en Angleterre en 1972, vit et travaille à Montréal (Canada) Après des études en architecture à l’Université Carleton d’Ottawa et à l’Université Technique de Berlin, il exerce son métier d’architecte pendant quelques années en Allemagne. En 1997, il entame une collaboration avec le compositeur Emmanuel Madan sous le nom de [The User] et produit trois séries majeures de pièces intitulées Symphonie pour imprimantes matricielles (Symphony for dot matrix printers), Silophone et Coincidence Engines. Depuis 1998, leurs pièces et la série Ondulation signée McIntosh ont été abondamment distribuées et présentées un peu partout dans le monde. Thomas McIntosh est lauréat de deux prix du Festival de Nouveau Cinéma et Nouveaux Médias de Montréal ainsi que d’une mention honorable du festival Ars Electronica. McIntosh et Madan ont été en nomination pour le prix Nam June Paik en 2004 et finalistes des prix Quartz à Paris et Transmediale à Berlin en 2010.

Ben Rivers

photo Ben RiversBen Rivers a étudié les Beaux-Arts à la Falmouth School of Art, en commençant par la sculpture avant de se tourner vers la photographie et les films super 8. Une fois diplômé, il s'est formé à la réalisation et au traitement manuel des films en 16 mm. Son travail cinématographique est à mi-chemin entre le documentaire et la fiction. Son attrait pour les individus qui vivent en marge de la société et son style minimaliste permettent à Rivers de créer des récits tortueux évoquant des vies différentes dans des mondes marginaux.

Il a reçu de nombreux prix, notamment : le Prix international de la critique FIPRESCI à la 68e Mostra de Venise pour son premier long métrage, Two Years At Sea ; le tout premier Prix Robert Gardner pour le cinéma ; le Prix d'Art bâlois à Art Basel 42 en 2011 ; deux fois finaliste du Prix Jarman (2010 et 2012) ; le Prix de la fondation Paul Hamlyn en 2010. Parmi ses expositions récentes : Slow Action, galerie Hepworth Wakefield, 2012 ; Sack Barrow, galerie Hayward, Londres, 2011 ; Slow Action, Matt’s Gallery, Londres, et galerie TPW, Toronto, 2011 ; A World Rattled of Habit, A Foundation, Liverpool, 2009. Il a aussi participé à des rétrospectives dans le cadre du Festival Courtisane ; du Festival international du Film de Pesaro ; du Festival du film de Londres ; du Festival du film de Tirana ; du Festival Punto de Vista de Pampelune ; du Festival portugais Indielisboa et du Festival du film de Milan.

En 1996, il a participé à la fondation puis à la programmation de la Cinémathèque de Brighton jusqu'à sa fermeture, en 2006. Il continue de participer à des activités de programmation au gré de ses périples.

2012-2013

Caroline Champetier

photo caroline champetierAprès plusieurs années d'assistanat auprès de William Lubtchansky, Caroline Champetier est en 1981 la directrice de la photographie de Toute une nuit de Chantal Akerman. A partir de Soigne ta droite (1985), elle commence une collaboration avec Jean-Luc Godard dont elle photographiera six autres films. Elle travaille ensuite avec Jacques Doillon, Jacques Rivette, Philippe Garrel, Benoît Jacquot, André Téchiné, Barbet Schroeder, Claude Lanzmann et accompagne également une nouvelle génération de cinéastes français : Arnaud Desplechin, Christophe Loizillon, Laëtitia Masson, Pascal Rambert, Xavier Beauvois, Patricia Mazuy... À l'étranger, Nobuhiro Suwa, Amos Gitaï, et le réalisateur palestinien Tawfik Abu Wael.

En 2011, elle signe la photographie du film Holy Motors, réalisé par Leos Carax, et les images de l'installation de Sophie Calle Pour la première et la dernière fois ainsi que celles d'Hanna Arendt réalisée par Margarethe Von Trotta. Elle tourne depuis juillet avec Claude Lanzmann.

Claire Denis

photo claire denisClaire Denis est née en 1948 et a grandi en Afrique occidentale française. Une fois ses études cinématographiques terminées, elle a travaillé au théâtre et en tant qu'assistante metteur en scène de Wim Wenders, Jim Jarmusch, Jacques Rivette et bien d'autres. Le premier long métrage de Claire Denis, Chocolat (1988), est en quelque sorte un récit autobiographique des derniers jours de colonisation au Cameroun. Les atmosphères subtiles et fréquemment contradictoires de ce film ont tout de suite mis en exergue son talent lyrique.

Elle a assis sa réputation d'innovatrice au sein du cinéma français avec le brillant film noir S'en fout la mort (1990, sur les combats de coqs illégaux en France) et le film pour adolescents de plus petite envergure U.S. Go Home (1994). Dans la séquence centrale de U.S. Go Home, Claire Denis traduit les conflits internes des personnages par des rythmes, des gestes et des sons qui donnent vie à une chorégraphie de virtuose. L'allusion à l'inceste qui est faite dans ce film est reprise dans l'œuvre la plus connue de Claire Denis, la fiction mettant en scène un frère et une sœur, Nénette et Boni (1996). Depuis la première collaboration de Claire Denis avec sa cadreuse, Agnès Godard, à l'occasion du film sur un tueur en série J'ai pas sommeil (1994), il est évident que la cinéaste a trouvé son âme sœur. Ce film était le premier tourné par les deux femmes hors de France. Il a également servi de modèle à Claire Denis pour ses œuvres suivantes, à savoir des réinterprétations modernes de mythes du genre et des sujets courants déplacés dans un contexte inhabituel. Ce fil conducteur est présent dans un film de vampires sanglant (Trouble Every Day, 2001), une histoire d'amour intense (Vendredi Soir, 2002) et deux films d'aventure extrêmement inventifs qui constituent ses plus grandes réussites à ce jour, (Beau Travail, 1999 et L'Intrus, 2004).

Miguel Gomes

photo miguel gomesMiguel Gomes a fait ses études à l'Institut cinématographique et théâtral de Lisbonne et travaillé comme critique de cinéma pour la presse portugaise entre 1996 et 2000. Il a réalisé plusieurs courts métrages sélectionnés entre autres aux festivals d'Oberhausen, de Belfort et de Vila do Conde et projetés aux festivals de Locarno, Rotterdam, Buenos Aires et Vienne. La gueule que tu mérites, 2004, était son premier long métrage. En 2008, il a présenté Ce cher mois d'août, à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes. Ce cher mois d'août a ensuite été sélectionné dans plus de quarante festivals internationaux où il a remporté plus d'une douzaine de prix. La Viennale (Autriche, 2008), Bafici (Argentine, 2009) et le Centro de Artes e Imaxes da Corunha (Espagne, 2009) ont présenté des rétrospectives de ses films. Tabu est son troisième long métrage.

Nicolas Moulin

photo nicolas moulinMon travail se concentre sur la pratique du paysage urbain et suburbain, et déploie un univers où la désuétude du modernisme côtoie l'entropie et les utopies déchues. A l'inverse d'un travail documentaire, je cherche plutôt à interroger notre rapport fantasmagorique à la réalité, et aux projections de nos sociétés sur son propre avenir. Je procède par distorsion de l'image, altération des repaires, et jeux sur l'illusion et les faux semblants. L'espace urbain m'intrigue comme l'expression des idéologies et catalyseur de passions sociales. Nourri de voyages et d'expériences sur le terrain, j'en rapporte de la " matière première " photographique. C'est à Berlin à la fin des 80's, où j'ai débuté cette " pratique du paysage ", puis dans d'autres pays du bloc de l'Est, après 1989. En 1997, je suis entré à la galerie Chez Valentin, avec laquelle je travaille toujours aujourd'hui. J'ai parfois travaillé autour de dispositifs " expérimentaux " associant " low-tech " et " high-tech " sans hiérarchie, dont : Visiover (1997), Metane (1998), et Novomond-Pole (2000). Viderparis (2001) est mon premier travail de photomontage. J'ai séjourné en 2002 un an en Islande, où j'ai réalisé la performance Topokosm. Une traversée dans un désert monochrome et monotone, tel un entraînement absurde, succédant à une installation précédente reposant sur ce même principe au Transpalette à Bourges, LDRPE (2002), désignée comme entraînement à quelque chose de non déterminé.

Jean-François Peyret

photo jf peyretPeyret : Un théâtre de la contre -addiction " La technique, au contraire, peut être la ressource d'une métamorphose décisive, face aux esthétiques surannées et à la puissance idéologique de la culture." Theodor W. Adorno, L'art et les arts, p. 20

Pour finir, parce que ça va bientôt finir, Peyret aimerait achever Le théâtre et son trouble, private joke à mi-chemin entre Artaud et mot d'esprit, sur le théâtre qui lui trotte dans la tête. Auteur d'essais avec ses complices Jean-Didier Vincent, puis et depuis 2002, avec Alain Prochiantz, brechtien et sartrien par affinités, borgésien et faustien à ses heures, indépendant et " bad boy " vis-à-vis de l'institution, adepte du rimbaldien " Je est un autre " et du beckettien " Je qui ça " de L'Innommable, mullérien en définitive : " Moi qui / De qui est-il question quand / Il est question de moi / Qui est-ce Moi ?“ Jean-François Peyret, né dans le souffle d'Hiroshima, est peut-être avant tout un proche de Montaigne (première mise en scène au théâtre) qui lui a donné un certain goût de la solitude mais aussi de l'amitié qui va jusqu'à l'art de s'entourer d'une bande. Celui qui se définit comme un " chaoticien " (spectacles à l'appui, et preuves (épreuves !) visuelles et sonores) ne redoute pas alors l'idée de chantier pour parler de son travail où " faire une scène " revient à tourner autour d'une question.

Nicolas Reeves

photo nicolas reevesFormé en architecture et en physique, diplômé du MIT, Nicolas Reeves est créateur-chercheur à l'école de design de l'Université du Québec à Montréal. Son œuvre se caractérise par une utilisation hautement poétique des sciences et des technologies. Membre fondateur puis directeur scientifique de l'Institut Hexagram de 2001 à 2009, vice-président de la Société des Arts Technologiques de 1998 à 2008, il dirige le laboratoire NXI GESTATIO qui s'intéresse à l'impact de la nature formelle de l'information numérique dans tous les domaines liés à la création. Il a produit plusieurs œuvres reconnues, telles que la Harpe à Nuages, ou le programme de recherche [VOILES | SAILS], qui étudie le potentiel d'automates cubiques volants capables de développer des comportements autonomes. Titulaire de plusieurs prix et bourses, il a présenté ses travaux et conférences sur quatre continents.

2011-2012

  • Edwin VAN DER HEIDE
  • Ryoichi KUROKAWA
  • David ROQUEBY
  • Benoit JACQUOT
  • Denis COTE
  • Jean-Paul FARGIER

2010-2011

  • Robert CAHEN
  • Christian RIZZO
  • Robin RIMBAUD alias Scanner
  • Joao-Pedro RODRIGUES
  • Mathieu AMALRIC
  • Patrick CORILLON

2009-2010

  • Robin RIMBAUD alias Scanner
  • Jean-François PEYRET
  • Ulf LANGHEINRICH
  • Hans OP DE BEECK
  • Joana HADJITHOMAS et KHALIL JOREIGE
  • Luc MOULLET

2008-2009

  • Choi CHUNG CHUN
  • Andrew KÖTTING
  • Arnaud DES PALLIERES
  • Christian RIZZO
  • Eduardo KAC
  • Yann KERSALE

2007-2008

  • André S. LABARTHE
  • Hannah COLLINS
  • Avi MOGRABI
  • Andréa MOLINO
  • Paul KAISER
  • Shelley ESHKAR
  • Marc DOWNIE
  • Daniel DANIS

2006-2007

  • André S.LABARTHE
  • Chantal AKERMAN
  • Bernard CAVANNA
  • Joan FONTCUBERTA
  • Ryoji IKEDA
  • Daniel DANIS
  • Daniel DOBBELS

2005-2006

  • Catherine IKAM
  • Chantal AKERMAN
  • François ROUAN
  • Kurt HENTSCHLAGER
  • Mauro LANZA
  • Paolo PACHINI
  • Jean-Marie STRAUB et Danièle HUILLET

2004-2005

  • Alain BUFFART et Armando MENICACCI
  • Andréa CERA
  • André S.LABARTHE
  • David LINK
  • Gary HILL
  • Jean-Luc GODARD
  • Hicham BENOHOUD
  • Sven PALHSSON

2003-2004

  • Andréa CERA
  • Atau TANAKA
  • Bruno DUMONT
  • Charles SANDISON
  • Gary HILL
  • Gregory CHATONSKY
  • Jean-Marie STRAUB et Danièle HUILLET
  • S&P STANIKAS

2002-2003

  • Fausto ROMITELLI et Paolo PACHINI
  • Pier Paolo CALZOLARI
  • Jean-Marie STRAUB et Danièle HUILLET
  • Antoni MUNTADAS

2001-2002

  • Georges APERGHIS
  • Tom DRAHOS
  • Malachi FARRELL
  • Eugène GREEN
  • Valérie MREJEN
  • Eric POITEVIN
  • TSAÏ Ming-Liang

2000-2002

  • Alain FLEISCHER
  • Edgardo COZARINSKI
  • Dominique GONZALEZ-FOERSTER
  • Jean-Marie STRAUB et Danièle HUILLET
  • Don FORESTA
  • Jean-Marc MUSIAL
  • Antoni ABAD

1999-2000

  • Peter DOWNSBROUGH
  • Marcel HANOUN
  • Jochen GERZ
  • Alain JAUBERT
  • Don FORESTA
  • Kasper TOEPLITZ

1998-1999

  • SARKIS
  • Jean-Marie STRAUB et Danièle HUILLET
  • Robert KRAMER
  • Alain JAUBERT
  • Tony BROWN
  • Don FORESTA
  • Pascal CONVERT

1997-1998

  • Anne Teresa DE KEERMAEKER et Thierry DE MEY
  • Raoul RUIZ
  • SARKIS
  • Michael SNOW

Dans les salles cette semaine.

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Ce jour
Du 16 au 18 novembre
de Mélanie Laurent /2018
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Ce jour
Du 17 au 18 novembre
de Lukas Dhont /2018
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Ce jour
Du 17 au 18 novembre
de Lucrèce Andreae, Anne Huynh, Anne Baillod, Pauline Pinson, Osman Cerfon /2018
Ce soir
samedi 17 novembre à 20h00
de Dominique Dreyfus / et de Marie-Jo Pareja /2018
Festival du Film Citoyen