Conférence « Sousveillance, L’œil du contre-pouvoir » de Jean-Paul Fourmentraux
LUN. 14 OCT. 2024 — 16H > 18H Conférence organisée dans le cadre du programme pédagogique, ouverte au public. Jean-Paul Fourmentraux, socio-anthropologue (PhD) et critique d’art (AICA), est professeur à l’Université d’Aix-Marseille et membre du Centre Norbert Elias (UMR-CNRS 8562) à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).
Pour un art des contre-visualités : à la frontière des arts et des « surveillance studies », cet ouvrage présenté lors de cette conférence analyse le rôle technopolitique des nouvelles « machines de vision » et envisage la sousveillance comme un contre-pouvoir démocratique.
À l’heure où s’instaure une banalisation de la surveillance, les technologies numériques semblent au service d’une politique « antisociale ». La recrudescence des dispositifs de contrôle post-attentats du 11 septembre 2001, l’instauration controversée des lois dites de « sécurité globale », mais aussi l’injonction au confinement ou au couvre-feu suite à l’irruption de la pandémie de covid-19, ont constitué autant de mesures liberticides qui mettent à mal les droits fondamentaux et la vie privée. Sous couvert d’une vigilance partagée, présentée comme un facteur d’amélioration de la vie sociale, les états ont adopté des technologies de plus en plus intrusives : vidéosurveillance, dataveillance, drones, biométrie, géolocalisation, puces RFID, etc.
Dans ce contexte, des artistes et des associations citoyennes s’associent pour développer des contre-feu, reprendre le contrôle ou renverser les rôles de surveillants/surveillés. Est-il possible de restituer et garantir une démocratie de la surveillance ? Les citoyens peuvent-ils exercer en ce sens un droit de sousveillance ? L’art peut-il avoir ici un rôle à jouer ?
Angles morts, camouflage, obfuscation, contre-visualités : cet ouvrage propose l’examen de tactiques ou ruses avec l’œil du pouvoir, doublement esthétiques et politiques, au croisement de l’art et de l’activisme. En prenant appui sur les œuvres de différents artistes internationaux – Hito Steyerl (Allemagne), Forensic Architecture (Royaume-Uni, Israël) , Paolo Cirio (Italie), Thierry Fournier, Samuel Bianchini, Antoine d’Agata, Eléonore Weber (France) – il s’agit d’interroger le rôle technopolitique des images et les pratiques de sousveillance comme alternative et contre-pouvoir démocratique.
Jean-Paul Fourmentraux, socio-anthropologue (PhD) et critique d’art (AICA), est professeur à l’Université d’Aix-Marseille et membre du Centre Norbert Elias (UMR-CNRS 8562) à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les (contre-)cultures numériques, dont Art et Internet (CNRS éd., 2010), L’Ère Post-media (Hermann, 2012), L’œuvre Virale. Net art et culture Hacker (La lettre volée, 2013), Identités numériques (CNRS éd. 2015), antiDATA. La désobéissance numérique (Les presses du réel, 2020).
MER. 25 NOV. 2026— 16H Conférence organisée en partenariat avec le CEAC/Université de Lille dans le cadre du programme pédagogique, ouverte au public. Matthieu Raffard travaille en binôme d’artistes avec Mathilde Roussel depuis 2017.
MER. 18 NOV. 2026— 16H Conférence organisée dans le cadre du programme pédagogique, ouverte au public. Cy Lecerf Maulpoix est auteur, traducteur et enseignant en théorie critique à l’école des Beaux-Arts de la ville (INSEAMM)..
MER. 04 NOV. 2026— 16H Conférence organisée dans le cadre du programme pédagogique, ouverte au public. Guillaume Chevillon est professeur à l'ESSEC, où il est titulaire de la Chaire Industries culturelles, art et technologies créatives et directeur du Metalab pour l'IA, les données et la société, institut de recherche transdisciplinaire consacré aux enjeux sociétaux de l'intelligence artificielle.