Artiste étudiante

Photo de Yosra Mojtahedi

Yosra Mojtahedi

Promotion André S. Labarthe ( 2018 - 2020 )

Née en 1986

Cursus

« J'ai commencé à peindre sérieusement pour trouver comment vivre dans ce monde si bizarre, ce monde que je ne pouvais ni comprendre ni expliquer... J'étais alors un peu perdue dans ma vie, et j'ai vu devant moi un espace pour me découvrir : la peinture, une recherche intérieure... ! Chaque nouvelle toile me révélait alors un peu plus à moi-même... Aujourd’hui encore, je cherche la lumière dans l’obscurité avec mes pinceaux. »
Yosra Mojtahedi est née à Téhéran. Elle commence à y peindre à l’école des beaux-arts dès l’âge de 15 ans. Après un master de peinture, elle commence à exposer dans différentes galeries d’Iran, de Turquie, à Dubaï, à Berlin, en Italie,... Elle enseigne également les arts plastiques à l’université de Téhéran avant de venir s’installer en France en 2014.
Ses peintures, souvent basées sur l’autoportrait, parlent de féminité de nature : fleurs, pierres, cordons ombilicaux, flottent dans une pénombre crépusculaire, autour de femmes muettes… Le travail du noir invite à plonger dans un monde onirique, dans lequel des regards parlent en silence d’amour perdu, de douleurs cachées, d’espoir et de regrets…
En parallèle à la peinture elle explore d’autres techniques (gravure, dessin, photographie,…) révélant des paysages organiques, sensuels, et mystiques, où l’apesanteur se défie de la gravité.
Une atmosphère féminine, sombre dans la lumière, silencieuse avec des cris, autant de contradictions et de paradoxes pour montrer la croissance ou la fin du monde, la destruction ou la naissance de l'espace....
Réflexion sur l’existence… La mort, la naissance…. La conscience, l’inconscience… Le rêve ou la réalité... !
Dans ses œuvres baigne une atmosphère surréaliste. Un espace affranchi des lieux et du temps. Les objets et les éléments y sont symboliques comme les fleurs et les prières…. mais l’être humain en est toujours le centre, car on y trouve toujours une présence féminine : pour créer la vie, dans un monde à la fois plein d'amour, de douleur et de peur, elle va faire preuve de résistance et de persévérance…
Ses travaux sont une tentative de transcrire ce monde et la situation tragique des femmes. Tentative car je pense que nos yeux nous donnent une image déformée qui voile la réalité. L'art nous permet de soulever ce voile pour y découvrir la vérité... Ainsi, elle essaie de transformer les images en poésie, comme un rêve, et de trouver une représentation fidèle à la réalité cachée derrière chaque chose.
Elle dévoile ce monde hors de l'espace et du temps, ce monde de femmes dans les regards desquelles on peut retrouver tout l'amour qui est perdu, les douleurs cachées, les espoirs et les regrets.

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Dans les salles cette semaine.

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Du 28 au 30 juin
de Justine Triet - 2019
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Du 28 au 30 juin
de Luc Dardenne - et de Jean-Pierre Dardenne - 2019
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Du 29 au 30 juin
de Richard Lanni - 2019
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dimanche 30 juin à 15h00
de Richard Lanni - 2019