Niclas Hille

Desertion / [or: "I don't want to adjust to this world"] - Film - 17min - 2026

présenté dans le cadre de l'exposition Panorama 28 - Invisibles ?

Film


Un complexe immobilier fictif à Berlin. Des patients de tous horizons y vivent qui façonnent les lieux. Les journées s’écoulent lentement et se confondent. Le bâtiment semble doué de conscience. Lors d’assemblées récurrentes des patients, les habitant·es se mobilisent. La crainte grandit quant à la permanence de la situation qui abrite cette famille de cœur.

Un monde façonné par l’abandon organisé se profile. Une porte s’ouvre. Les motivations des États-providence européens, qui visent à étouffer la révolution socialiste en distribuant des miettes de pain sucrées, font naître une idée qui invite à déambuler dans les couloirs : la désertion.

Les maux ne sont pas montrés.

Dans l’Allemagne des années 1970, le Collectif socialiste de patients (SPK) a mis en pratique sa théorie selon laquelle les patients sont une classe révolutionnaire à part, ce qui lui a valu d’être criminalisé en vertu de l’article 129 (constitution d’organisations criminelles et terroristes) – paragraphe incontournable du discours de gauche, qui souligne son utilisation répressive contre les militant·es et les dissident·es. En tournant dans des lieux actuellement utilisés par les services sociaux, des logements d’urgence à un centre de reconversion professionnelle, et avec une équipe composée en grande partie de travailleuses sociales et de travailleurs sociaux, le film a pour toile de fond le Berlin d’aujourd’hui.

Niclas Hille (né à Essen en Allemagne en 1996) vit et travaille à Berlin. Cinéaste autodidacte, il a réalisé une série de courts métrages, d’œuvres sonores et d’installations. *Broken Heart Syndrome* montre comment les considérations économiques portent atteinte à la dignité des mourant·es au sein du secteur funéraire chrétien. *Café Helium 2035+* imagine des addicts à l’hélium qui vandalisent Berlin en 2035 par la voix. Dans l’animation *The Sign Language of Smoke*, des toxicomanes se rendent à une thérapie de couple dans un paysage dystopique. Sa formation est marquée par des études de philosophie, de littérature et d’arts plastiques, notamment à l’Université des arts de Berlin (UdK) sous la direction de Josephine Pryde, et à la School of Visual Arts de New York. Parallèlement à sa carrière artistique, il travaille comme travailleur social non diplômé, accompagnateur de personnes en situation de handicap, et vidéaste indépendant.

Production


Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, Tourcoing

Crédits


› Réalisation : Niclas Hille
› Régie : Ali Motamedi Dehbarez
› Chef opérateur : Basile Baudelet
› Assistant caméra : Ari Salazar
› Additional camera : Clemens Stumpf, Domink Friedl
› Chef électricien : Domink Friedl
› Assistant électricien·ne : Anasol Michel Febres
› Décor : Anabel Simotas
› Costume : Clever Disguises
› Make-up artist : Katie Hoy
› Production exécutive tunisie : Anna Zrenner, Lea Gugler
› Consultation scénario : Anna Zrenner, Jean-Claude Taki
› Photographie plateau : Ellie Lizbeth Brown
› Casting support : First Encounters
› Montage image : Aaron Minnebo, Niclas Hille
› Ingénieurs son : Jonathan Lubasch
› Opératrice perche : Elline Graf
› Montage son : Niclas Hille, Ryo Baldet
› Mixage son : Ryo Baldet
› Étalonnage : Marie-Sarah Piron
› Comédienne : Alex Michalak, Anabel Simotas, Elke Biesendorfer, Ellie Lizbeth Brown, Jeanne-Ange Wagne, Katie Hoy
› Comédien : Anasol Michel Febres, Clemens Stumpf, Domink Friedl, Fatih Cimdiken, Firas Tokdemir, Jacob Thomas, Joram Schön

Remerciements


Archive Soziale Bewegungen e.V., Notunterkunft Ohlauer Straße, Gardien S. Glaser, Kardiologie Mitte, Ana Vaz, Can Ünlü, François Pisapia, Pauline Delfino, Saro Dessardo, Idris Kromah, Lory Glenn, Marius Wankel, Zheyu Zhang, Selou Mohamed Sowe, Annkathrin Kluss, Valentin Hesch, Sofus Keiding-Agger