Extinction et terraformation en recherche-création

Évènement

Lundi 15 Novembre 16h00

Yves Citton et Grégory Chatonsky enseignent au sein de l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC, qui tente de comprendre les pratiques et enjeux de la recherche-création, en particulier au niveau du doctorat. Ils discuteront librement des stratégies théoriques et artistiques, concernant tout aussi bien l'écologie que l'esthétique, la « nature » que l'« art » (deux concepts qu'on peine même à utiliser) dans la situation actuelle. En questionnant la décroissance, l’accélérationnisme ou la géoingénierie, ils aborderont, au travail d’un livre de Benjamin Bratton récemment traduit en français, des problèmes de terraformation et d'extinction.


Yves Citton

Né en 1962 à Genève, Yves Citton fait ses études à l'université de cette ville, notamment auprès des animateurs du groupe de critiques littéraires et philosophes appelé l'École de Genève.

Il enseigne à l’université de Pittsburgh de 1992 à 2003, à l'université Yale en 1988-1989 et à l’université de Genève de 1987 à 1992. Il enseigne ensuite la littérature française à l'Université Grenoble-III puis à l'Université Paris-VIII.

Il est membre de l'unité de recherche LIRE du CNRS, du comité et du secrétariat de rédaction de la revue Multitudes, du secrétariat de rédaction de la revue Dix-Huitième Siècle, animateur de l’émission hebdomadaire Zazirocratie (free jazz et indie rock) sur Radio Campus Grenoble et un critique aux mardis littéraires. Avec Laurent Bove et Frédéric Lordon, il lance, en 2006, la collection « Caute ! » aux Éditions Amsterdam.

Après des travaux consacrés à l’histoire du discours économique, ses recherches le dirigent vers l’étude de l’imaginaire spinoziste des Lumières, ainsi que vers la théorie littéraire, mais aussi vers le jazz2, la prestidigitation, le lépidoptérisme, l’économie des affects, le pouvoir de scénarisation et différents auteurs.

Grégory Chatonsky 

Depuis le milieu des années 90, Grégory Chatonsky travaille sur le Web et principalement sur son affectivité le menant à questionner l’identité et les nouvelles narrations qui émergent du réseau.
À partir de 2001, il a commencé une série sur la dislocation, l’esthétique les ruines et l’extinction comme phénomène artificiel et naturel.

Au fil des années, il s’est tourné vers la capacité des machines à produire de façon quasi autonome des résultats qui ressemblent à une production humaine.

Ces problématiques sont devenues convergentes grâce à l’imagination artificielle qui utilise les données accumulées sur le Web comme matériau d’apprentissage afin de produire une ressemblance. Dans le contexte d’une extinction de l’espèce humaine, le réseau apparait alors comme une tentative pour créer un monument par anticipation qui continuerait après notre disparition.


Conférence en partenariat avec l’Institut pour la photographie de Lille. https://www.institut-photo.com/

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