Justine Emard

Ecole
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Justine Emard (née en 1987) explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie. En associant différentes technologies de l’image - photographie, vidéo, réalité virtuelle et performance -, elle situe son travail dans un flux alliant la robotique, les neurosciences, la vie organique et l’intelligence artificielle.

Ses œuvres ont été exposées à la Biennale internationale d’art contemporain de Moscou et dans des musées tels que le NRW Forum (Düsseldorf), le National Museum of Singapore, le Moscow Museum of Modern Art, la Cinémathèque Québécoise (Montréal), le Irish Museum of Modern Art (Dublin), le Mori Art Museum (Tokyo), le MOT - Museum of Contemporary Art Tokyo, le Barbican Center (Londres) et le World Museum (Liverpool).

En 2020, elle est en résidence au ZKM, Centre d’Art et des Médias de Karlsruhe, et elle est lauréate de la commande nationale photographique “IMAGE 3.0” du  CNAP en partenariat avec le Jeu de Paume, à Paris.

Justine Emard manipule les images et leurs modalités d’apparition en entrelaçant différents médiums et expériences, depuis 2011. Elle crée des formes empreintes de son rapport au monde, à l’intersection de plusieurs disciplines et champs scientifiques, qu'elle implique et met en scène. Le monde minéral, la vie artificielle, les technologies de perception, l’automatisation et l’apprentissage des machines informent sa pratique artistique et interviennent dans ses œuvres. Elle s’attache à créer des liens inédits entre les êtres et les technologies, dans une perspective poétique et sensible du présent.

De la création d'un dialogue entre un robot androïde et une psychologue (Erika, film de recherche, 2016) à la matérialisation de rêves en impressions 3D (Dreamprints, 2021), en passant par une performance avec un moine bouddhiste (Heavy Requiem, 2019) ou encore un dialogue entre minéral et digital (Exovisions, 2017), ses œuvres génèrent de nouveaux protocoles, entre virtuel et réel. Les processus de création qu’elle développe prennent leur origine dans des captations encéphalographiques, des systèmes de programmation particuliers, des scans en trois dimensions et les bases de données qu’elle élabore, en collaboration avec des laboratoires scientifiques.

Ses dispositifs ont pour point de départ des expériences de deep-learning non supervisées (apprentissage profond) et de dialogue entre l’humain et la machine. Dans Co(AI)xistence (2017), elle met en scène une première rencontre entre deux formes de vies différentes : un danseur/acteur et un robot humanoïde, animé par une forme de vie primitive, une intelligence artificielle programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde émane du laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka). Grâce à un système complexe de réseaux neuronaux, son dispositif génère un apprentissage réciproque entre l’humain et la machine, pour tenter de définir de nouvelles perspectives de coexistence.

Le phénomène de l’émergence est central dans sa pratique, en s’attachant à l'apparition de nouvelles altérités. Dans Supraorganism (2020), elle anime une installation composée de sculptures en verre robotisées, grâce à un système de machine learning élaboré à partir de données collectées dans une colonie d’abeilles. Le caractère non prédictible du système nous amène à vivre une expérience singulière. La lumière et le son de ce nouvel être organisé réagissent en symbiose, tout en se surprenant et s’entrechoquant dans une constellation structurée, organique et flottante. De cet ensemble émane une forme d’intelligence collective : un supraorganisme prend vie, générant lui-même de nouvelles images, issues des ombres et reflets projetés dans l’espace-temps de l’installation.

En 2021, elle s'intéresse à l’origine des images : depuis leur apparition pariétale, à l’aube de l’humanité, jusqu’à leur naissance dans notre imaginaire et notre cerveau, à la surface même du cortex visuel. À partir de captations encéphalographiques, elle nous invite à entrer en contact avec les images enfouies au plus profond de nous-mêmes, en prenant conscience de leur existence.

Dans les salles cette semaine.

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Du 18 au 23 mai
Ce soir
de Etienne Comar - 2022
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Du 20 au 23 mai
Ce soir
de Payal Kapadia - 2022
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Du 25 au 29 mai
de Max Lang - et de Daniel Snaddon - et de Sean Mullen - 2022
À partir de 3 ans
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Du 25 au 30 mai
de Jakrawal Nilthamrong - 2021
Avertissement
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Du 25 au 29 mai
de Alejandro Loayza Grisi - 2022
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Du 27 au 30 mai
de Jonás Trueba - 2022
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dimanche 29 mai à 15h00
de Max Lang - et de Daniel Snaddon - et de Sean Mullen - 2022
À partir de 3 ans