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Chaque fois qu’on se dit au revoir

image de l'oeuvre Chaque fois qu’on se dit au revoir de  Chao Liang Chao Liang

De Chao Liang film 2015, 37min

Un film ne peut craindre l’immobilité, il ne peut que redouter l’immobilisation. Celle-ci représente la menace dernière : fixité incontrôlable, paralysie insidieuse. Si cette paralysie gagne, alors « la mort n’est plus au travail », pour démarquer ici une réflexion de Cocteau. Elle se retire, s’efface du champ, abandonne ce qui a été et désole jusqu’au voeu de faire retour. S’étant défilée, elle défilme le temps et rien – aucune machinerie, aucune fiction, aucun artifice – n’aura le pouvoir de le remonter : fin de tout générique.

Elle se retire, s’efface du champ, abandonne ce qui a été et désole jusqu’au voeu de faire retour. S’étant défilée, elle défilme le temps et rien – aucune machinerie, aucune fiction, aucun artifice – n’aura le pouvoir de le remonter : fin de tout générique.

Chao anticipe, lentement, avec une précaution d’ange sachant que tout bat de l’aile et qu’il ne porte aux derniers gestes existants, aux mots qui se disent sans dessiner une demeure, que la force de son regard.

Une vieille femme est sur le point de mourir (peut-être) ; elle ne cessera pas de mourir.

Le film obéit en silence à la voie qui est la sienne : rien ne pourra la désabuser ni même la désespérer (toute douleur se fait latente, murmure ou lassitude de paupières, mouvement sans âge derrière l’immobilité rendue aux apparences, aux apparitions qui en strient les épiphanies comme de fins rayons de lumière que la main ne capte pas).

Chao est revenu de loin pour veiller sur cet étrange « au revoir » et en accompagner la dérivée aussi précise dans le temps dont elle est le calcul qu’une parole d’amour à jamais entendue. Vieille parole où se lève chaque aube, sauvegardant ce temps de la patience infinie : jeune à toute heure, ancienne à chaque seconde.

Daniel Dobbels (3 mai 2015)

Remerciements Thanks

Je voudrais remercier chaleureusement Daniel Dobbels, Didier Semin, Vincent Dieutre, François Bonenfant et Stéphanie Robin, sans votre soutien et votre confiance, ce film n’existerait pas. Merci à tous les amis qui m’ont aidé. Merci Mamie, Papa, Maman et mon cousin Qi Ma.

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