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Abtin Sarabi

Abtin Sarabi

Si l’homme, à temps, avait ouvert ses yeux égarés

installation

Cette installation vidéo interactive voyage entre passé, présent et futur ; réel et imaginaire. L’action se déroule dans l’espace reconstitué d’un salon dans lequel différents objets s’animent tour à tour : la lumière, une télévision, une horloge, un bruit de fond, un téléphone. Un écran placé sur la table montre une mise en abîme de la pièce et met en scène une famille dans cette même pièce une semaine auparavant. Chaque objet fonctionne comme un indice et un échange surprenant aura lieu si le visiteur décroche le téléphone. Le projet est né à partir de témoignages de familles en difficultés, financières, sociales ou intimes qui ont été confrontées à l’idée du suicide. L’enfance n’est pas seulement un stade de croissance comme les autres étapes de la vie, c’est la période pendant laquelle l’individu se construit. Réfléchir à l’enfance revient à penser l’humanité. Le regard des enfants est profond et lourd de signification, il doit nous pousser à penser et agir en conséquence. La mise en place de chaque objet dans l’espace de l’installation correspond d’une certaine façon à la notion de « punctum » analysée par Roland Barthes. La présence simultanée du réel et de l’irréel, du passé, du présent et du futur est importante. Un peu comme le film Le Miroir de Andreï Tarkovski qui nous propose une nouvelle façon de « sentir » le temps. Un temps qui se déroule dans une structure bâtie sur des rythmes irréguliers et qui devient un autre temps du point de vue de la sensation. Pour Tarkovski, retourner vers le passé ne signifie pas nécessairement aller à contre-courant. Les fragments de temps s’empilent toujours mais ne suivent pas une succession linéaire. Ici les événements passés nous paraissent généralement lointains, contraints par l’effort de mémoire mais nous pouvons aussi faire en sorte que notre plus lointain passé nous apparaisse aussi proche que notre présent.

Johanna Korthals Altes, Vincent Nemeth, Jade et Cassandre Baptista, Guillaume Brault, Sébastien Cabour, Valérie Takemoto, Yosra Mojtahedi, Timothée Couteau.
Et grand remerciement pour leurs conseils artistiques : Arnaud Petit, Philippe Faure, Daniel Dobbels, Madeleine Van Doren.

Réalisateur : Abtin Sarabi
Avec : Johanna Korthals Altes, Vincent Nemeth, Jade et Cassandre Baptista
Assistant réalisateur : Nicolas Turek
Assistante mise en scène : Valérie Tokemoto
Scripte : Shoko Atsuchi
Chef opérateur : Guillaume Brault
Assistant opérateur : Bastien Rebena
Chef électro : David Wojkowiak
Photographe de plateau : Yosra Mojtahedi
Ingénieur du son : Sébastien Cabour
Perchman : Luc Aureille
Maquilleuse/Coiffeuses : Léa Cucinotta, Laura Simunic
Monteur Son et Mixeur : Yannick Delmaire
Violoncelliste : Timothée Couteau
Etalonneur : Aymeric Ayral
Compositing et effets spéciaux : Fabien Husselin
Cascadeur : Nicolas Lefebvre
Programmation électronique de l'installation : Antoine Rousseau, Jean-Marc Delannoy

Né en 1984 à Téhéran, Iran. Vit et travaille à Lille et Téhéran. 2014 DNSEP option Art avec mention, Institut supérieur des arts de Toulouse

  • 2012 DNAP option Art avec mention, Institut supérieur des arts de Toulouse
  • 2009 Licence (diplôme niveau bac+4) en peinture à l’Université Azad, Faculté d’Art et d’Architecture, Téhéran, Iran
  • 2014 l'Usine, performance AJASO collective, Toulouse, France
  • 2012 Musée des Augustins, Picturediting #4, Toulouse, France,
  • 2012 backup_festival, Weimar, Allemagne
  • 2011 Les Abattoirs - Musée d’art moderne et contemporain, BRACONNAGES / PASSAGE(s), Toulouse, France

Filmographie

  • Poupée mécanique, France, 2min30, 2010
  • Un autre jour, France, 1min, 2011
  • Illusion verte, Iran-France, 11min, 2012
  • Une trop bruyante solitude, Portugal, 2013
  • Rituels, 3 épisodes, Iran-France, 25min, 2014-2015