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Alexandre Guerre

Alexandre Guerre

Acrocosme

film

Acrocosme est un court métrage qui met en scène un voyage spatial suite à la découverte d’un élément inattendu sur Mars, un virevoltant, ces végétaux qui traversent habituellement les décors de Westerns. Le virevoltant symbolise le temps en suspens. Il déambule en fonction du vent. La déambulation c’est un voyage sans but. Dans cette fiction nous suivons un autre voyage, celui d’un cosmonaute qui cherche à rejoindre ce virevoltant et tente de traverser une zone dangereuse, la ceinture de Van Allen.
La légende urbaine qui prétend que le premier pas sur la Lune en 1968 aurait été filmé en studio par Stanley Kubrick me pose question. Si cette rumeur persiste encore de nos jours, au vu de la technologie et des moyens de l’époque, qu'en sera-t-il du premier pas sur Mars ? Notre rapport à l’image a changé depuis le cinéma et la télévision mais qu’en est-il du canular visuel ? Avons-nous besoin aujourd’hui de l’image comme vérité, pour donner du crédit à un fait ?

Je remercie tout particulièrement et avec un merci qui ne sera jamais assez grand, mes trois mousquetaires : Charles Gallay, Léo Pacquelet et Robin Labriaud. Marie Cappuccia, Melissa Ryke, Sylvain Briend, Clara Springuel, Mathieu Van Speybrock, Michaël Louchart, Valentine Gelin, à Laika et à toute l’équipe du tournage. Maxime Fuhrer, David Merlo. Aux regards bienveillants et aux écoutes attentives du Fresnoy : Mario Côté, François Bonenfant, Eric Prigent, Cyprien Quairiat, Christophe Gregório, François Bedhomme, Julien Guillery, Aurélie Brouet, Marine Decottignies, Pascale Pronnier et Valérie Delhaye pour leur professionnalisme, leur douceur et leur patience. Un grand merci également à Guylaine Huet pour son accompagnement et son soutien.

Jusqu’à présent ma pratique s’exprime à travers le son, l’installation, la sculpture, la photographie, la performance et le film. Mais mon travail ne se traduit pas par les supports utilisés mais plutôt par l’expérimentation de ces derniers. J’essaie toujours de trouver une voie différente à explorer, de sortir des sentiers battus, d’éprouver les limites des médias utilisés. L’habitude de prendre un enregistreur sonore à la place d’un appareil photo pour conserver des souvenirs de voyages a changé peu à peu la perception de mon environnement. J’ai appris à affectionner l’appréhension de l’espace par l’écoute tout en conservant un certain regard. Ecouter c’est imaginer, c’est se projeter, un peu comme lorsque l’on lit un livre. C’est à travers ces écoutes de lieux que ma recherche artistique s’est précisée vers un désir de pointer l’inaudible, l’imperceptible qui nous entoure.