Julien Maire

Ecole

Julien Maire (né en 1969) travaille depuis le milieu des années 90 au croisement de plusieurs disciplines comme la performance, l'installation média et le cinéma, produisant des œuvres-performances live et hybrides.

Ses œuvres ont été présentées à Transmediale, Ars Electronica, Digital Art Festival, European Media Art Festival, Film Festival Rotterdam, Film Festival Oberhausen , Sonar,  ZKM, ICC Tokyo, Empac, Powerstation Shanghai. Julien Maire a été le lauréat de la Biennale Update_2 en 2008 et nominé pour le  World Technology Award de New York en 2009; son travail s'est vu distingué par trois mentions d'honneur au Prix Ars Electronica.

La productivité du prototype

«A travers ses installations et ses performances, Julien Maire entend sonder systématiquement les technologiques audiovisuelles. Sa recherche s’agrège en un manifeste hybride oscillant entre l’archéologie des médias et le développement d’une nouvelle constellation des technologies numériques. Ses productions se révèlent être de véritables prototypes, au sens étymologique du terme (du mot Proto « premier, forme primitive et du mot Tupos : empreinte, marque) produisant des configurations technologiques uniques générant des images d’une qualité nouvelle.

En déconstruisant des médias, comme la vidéo ou le film ou encore le diaporama, tout comme dans ses performances, Julien Maire met en évidence la question de la temporalité et de celle de notre propre expérience d’une image dans la durée. Par ce biais, il amène le spectateur à s’interroger sur le statut ambivalent d’une image en mouvement. 

En visant à dépasser l’opposition simpliste «post-photographique» entre les médias analogiques et digitaux, le travail de Julien Maire invite à une reconsidération stratégique tout à la fois de tout dispositif, comme des lexiques qui leurs sont liés ».

Extrait de “The productivity of the prototype- on Julien Maire’s Cinema of Contraptions,  Edwin Carels - University College Ghent - Belgium 

Cinéma & matérialité

« Le sujet de la disparition de la pellicule ne suscite aujourd’hui plus aucun débat. Cependant la matérialité des images se trouve sans cesse re-questionnée et ce, notamment, dans le cinéma d’animation. Celui-ci tente de renouveler inlassablement  ses modes de représentation tout comme les principes de sa propre mise en mouvement.  

Les modes de captation, d’enregistrement et les supports de diffusion des images numériques  deviennent de plus en plus raffinés. Depuis peu, les écrans deviennent flexibles, effectuant en quelque sorte la même révolution que la photographie qui passa du support métallique ou du verre à la cellulose. Ironie historique : un écran flexible rend en théorie possible la fabrication d’une pellicule qui pourrait contenir tous les films, un support dont les photogrammes seraient en perpétuel changement. 

Cette pellicule infinie ne constitue qu’un énoncé théorique du travail que j’aimerai déployer au Fresnoy : je questionnerai  la matérialité de l’image numérique et ses modes d’enregistrement notamment en insérant directement au sein des capteurs numériques des sculptures « subminiatures ».  L’incrustation d’un corps exogène dans l’espace réduit de captation des images pourrait être assimilée à la technique du rayogramme.  Une autre piste de travail est de graver définitivement des images sur les capteurs de cameras pour tenter d’implémenter de la permanence dans ce qui semble voué à un flux permanent du saisissement de la réalité ». J.M

Dans les salles cette semaine.

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Du 19 au 21 janvier
de Sean Baker /2017
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Du 19 janvier au 04 février
de Robert Guédiguian /2017
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Du 20 au 21 janvier
de Akiyuki Shinbo / et de Nobuyuki Takeuchi /2017
À PARTIR DE 12 ANS

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