WAJD

image de l'oeuvre WAJD de  Rajwa Tohmé Rajwa Tohmé

De Rajwa Tohmé installation 2015

Wajd. Mot arabe, chargé de sous-entendus mystiques. Très approximativement traduit par « extase », ou « rhapsodie », Wajd s’oppose à Woujoud.

Les deux mots ont clairement la même racine, mais l’un se rattache à l’existence matérielle, l’autre cherche la transcendance.

WAJD est un poème audio-visuel, sensoriel, dont les multiples éléments viennent se superposer pour communiquer un état d’extase. Un couloir sombre, bruyant, qui rétrécit comme une meurtrière, mène à une chambre silencieuse. Nous abandonnons les bruits du monde extérieur pour être tout à coup projetés dans une intimité crue. Au bout de l’impasse, un film, en boucle, en silence illumine l’espace. Trois couches visuelles se superposent. Une ville se construit et se défait violemment. Une jeune femme nue se caresse, lentement, puis de plus en plus rapidement, jusqu’à l’orgasme. Une couche d’encres colorées flotte sur de l’eau, animée par de petits mouvements imperceptibles. Jouissance et couleurs sur fond de guerre, de destruction et de reconstruction. Trois temps, trois espaces, trois rythmes s’entremêlent, pour traduire l’intensité d’un même état d’âme, l’extase, « Wajd ». Ce moment où tout se confond et nous avons l’impression que notre existence est reliée à l’univers entier, à l’essence même de la vie.

Animé en temps réel à partir de photos et de dessin sur l’eau, et filmé en surimpression sur un banc-titre en 35mm, WAJD joue le tout pour le tout et fait réellement coexister ces trois couches, pour un moment, sous l’oeil de la caméra.

Remerciements Thanks

Sara Sponga Javier Marin Leyton Karma Tohmé

Teaser
Processus de création

Oeuvres de Rajwa Tohmé produites par Le Fresnoy :

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