Paranoïd architecture

image de l'oeuvre Paranoïd architecture de  Emmanuel Vantillard Emmanuel Vantillard

De Emmanuel Vantillard installation 2006

"Las Vegas n'a jamais été rien d'autre que la plus grosse ampoule électrique du monde."
J.G. Ballard "Paranoid architecture" est un dispositif qui interroge la matière même de l'image en créant un espace dense où le corps, coupé de ses repères verticaux, construit par résonance sa propre dramaturgie spatiale, empruntant à la matière de l'image et du son (généralement fixés dans leur fonction de représentation), les éléments qui vont densifier la présence d'un corps dans un lieu. De vide et pénétrable, celui-ci devient plein et sensible. 'L'image vidéo devient l'architecture réelle de la performance parce que l'image est un lieu. C'est un véritable lieu, (...) un lieu vivant. Cela devient de l'architecture visuelle.'
Christophe Le Gac Il s'agit d'une installation immersive visuelle et sonore avec génération algorythmique via Processing et Pure Data. Le public rentre dans un couloir en spirale et arrive au coeur de l'installation, très sombre. Le sol de l'installation est recouvert d'un tapis sensitif afin de situer les personnes qui rentrent dans l'espace. Le système de diffusion video utilise un miroir conique qui renvoie l'image diffusée par un projecteur, fixé à la verticale au plafond, sur les parois du cylindre. Le dispositif sonore est en quadriphonie et diffuse des fréquences proches des infrabasses et des ultrasons densifiant et amplifiant l'espace généré par ses déplacements. Son déplacement va animer un espace sensitif constitué uniquement de lumières, de signaux, de fréquences sonores et visuelles projetées tout autour de lui, dans un espace cylindrique. La lumière générée par le flux vidéo devient ainsi un opérateur de passage entre le réel et l'imaginaire, entre le subjectif, le physique et le mental. Avant d'entrer dans la pièce il n'y a donc rien ou presque. Pas d'image, seulement les conditions d'avènements de l'image. Il est important de préciser que le spectateur doit apprendre par lui même à expérimenter cet espace sonore et visuel, créé par ses positions et déplacements. Dispositif que le spectateur va activer et par conséquent révéler. C'est la performance de ce dispositif qui constitue l'oeuvre. Installation immersive où le spectateur devient performer. Il s'agit plus de jouer sur la présence de l'image/lumière que sur sa représentation, créer un espace dense, vibratoire où le corps, coupé de ses repères verticaux, construit sa propre dramaturgie spatiale et vibratile, empruntant à la matière de l'image et du son (généralement fixés dans leur fonction représentative) les éléments qui vont densifier la présence d'un corps dans un espace.L'espace vide, pénétrable devient plein, sensible. Si personne n'intervient, l'oeuvre restera ainsi, une pure virtualité. Des images apparaissent par intermittence dans cette matrice lumineuse et sonore.Images plus représentatives, images de corps, de visages mais tellement fugitives qu'elles ne font qu'amplifier la réalité de l'espace construit par le (dé)placement du spectateur. En ce qui concerne le son je compte aussi utiliser des voix comme des cris par ex, dans le même sens que les images, d'une manière furtive, de façon à rester proche de la matière, de la physicalité de l'image et du son.

Images de l'oeuvre
Processus de création
Partenaires
  • Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, Tourcoing

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