Le
texte de Lucrèce, philosophe de lAntiquité, est à
lorigine de ce projet.
Dans
ce dernier Lucrèce évoque le mouvement perpétuel
des atomes, particules élémentaires dont les infinies
combinaisons produisent les formes du vivant. Ces particules correspondraient
dans lapproche scientifique contemporaine au mouvement brownien,
structure instable interne à la matière (invisible à
lil nu), dont nous ne voyons que la forme stable, cest-à-dire,
les formes du vivant.
Lidée directrice du projet est de proposer des images dêtres
vivants apparaissant et disparaissant au travers du mouvement
perpétuel dune multitude de points lumineux (des corpuscules).
Une série de photographies stéréoscopiques danimaux
naturalisés est réalisée. Les photographies sont
ensuite intégrées à un système de particule
créé dans un logiciel 3D. Les particules font apparaître
et disparaître les formes des animaux.
Dans linstallation finale le spectateur (muni de lunettes stéréoscopiques)
aura la sensation de pénétrer une matière, de saisir
lextrême diversité des êtres et déprouver
en même temps le caractère instable des formes du vivant.
L'installation finale en relief est en cours de réalisation.
Une musique originale spatialisée a été composée
par André Serre-Milan.